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Une femme reçoit une greffe d’une oreille auto-régénérative imprimée en 3D

Implant oreille imprimée en 3D
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Une société américaine de médecine régénérative a imprimé en 3D l’oreille externe d’une femme atteinte de microtie en utilisant des techniques de bio-impression. L’oreille a été créée à partir des propres cellules cartilagineuses de la patiente et le tissu cartilagineux continuera de se régénérer jusqu’à ce qu’elle prenne l’apparence d’un organe normal.

La société 3DBio Therapeutics, de Long Island, dans l’État de New York, a commencé l’essai en août dernier, mais ce n’est qu’en mars de cette année qu’elle a imprimé la première oreille d’une jeune femme de 20 ans, l’un des onze participants à l’essai médical.

Oreille auto-régénérée avant/après
La photo ci dessus montre l’oreille de la jeune femme avant l’opération et, sur la photo de droite, 30 jours après l’implantation. Le modèle est l’oreille saine, la photo est celle du même patient.

La technologie brevetée s’appelle Aurinovo et est spécifiquement destinée à la reconstruction chirurgicale de l’oreille externe, c’est-à-dire du pavillon, chez les personnes nées avec une microtie.

La construction est faite d’un hydrogel de collagène imprimé en 3D qui contient les cellules du cartilage auriculaire du patient. La construction est imprimée dans une taille et une forme correspondant à l’oreille saine, puis implantée chez le patient.

La microtie est une déformation congénitale de l’oreille externe qui touche chaque année environ 10 000 nourrissons dans le monde. Dans le cas de la jeune femme qui a reçu l’implant Aurinovo, il s’agissait de l’oreille droite, dont la base en hydrogel avec des cellules de cartilage a été réalisée en copiant l’oreille gauche.

Bien qu’il s’agisse d’un essai délicat, les chercheurs de 3DBio Therapeutics ne s’attendent à aucun cas de rejet, car les cellules utilisées pour la croissance de l’oreille provenaient de la patiente elle-même. Les onze patients qui essaieront progressivement les oreilles Aurinovo seront suivis pendant plusieurs années. L’essai prendra fin en 2028.

Daniel Cohen, PDG de 3DBio Therapeutics, a déclaré :

Les applications initiales [de la technologie] se concentrent sur le cartilage dans les domaines de la reconstruction et de l’orthopédie, notamment le traitement de défauts nasaux complexes et de la dégénérescence de la colonne vertébrale.

M. Cohen s’est ensuite tourné vers l’avenir :

Nous sommes impatients de tirer parti de notre plateforme pour répondre à d’autres besoins médicaux non satisfaits et à fort impact, tels que la reconstruction par lumpectomie (ablation du tissu mammaire, ndlr), et de l’étendre éventuellement aux organes.

Source : 3D Bio Therapeutics

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