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Galtro : le site de streaming change de nom et d’adresse url

Galtro Streaming
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Il était auparavant connu sous les noms de Komiav, Trozam, puis enfin Galtro. Sous ces appellations atypiques se cache une plateforme très populaire de films en streaming, visité quotidiennement par de milliers de cinéphiles. Au sein du secteur, il est en effet passé maître en la matière, grâce à ses choix tranchés en faveur du confort d’utilisation. Mais les temps sont mouvementés pour lui comme pour ses concurrents, et ses administrateurs se trouvent parfois traqués par le rouleau compresseur nommé Hadopi, ainsi que diverses autorités judiciaires traquant la diffusion d’œuvres piratées sur internet. En ces circonstances, il n’y a pas trente-six solutions pour ces plateformes : il faut être flexible ! C’est pourquoi Galtro vient de changer de nom et d’adresse.

Galtro : maître du streaming HD sans publicité

Galtro a ouvert la porte à un nouveau concept : celui de la consommation illégale de films, certes déjà existant, mais dépossédé de tous les inconvénients présents chez ses concurrents. Sur ce site, adieux les publicités invasives aux contenus parfois inadaptés, les fenêtres pop-up avec lesquelles il faut souvent lutter ou encore les risques avérés de télécharger des malwares ou des virus. C’était le lot quotidien des consommateurs de films illégaux, jusqu’à ce que le réseau comprenant les sites Diagrim, Ooviv et Trozam ou encore Radego n’émerge. Pourquoi une telle métamorphose ?

L’avènement des plateformes de streaming légales comme OCS, Netflix, Amazon Prime Video et dernièrement le mastodonte Disney+ ont obligé les sites illégaux, pour la plupart gratuits, à se remettre en question. L’idée est de rendre ce type l’offre illégale davantage sécurisante, plus simple d’accès et plus facile à utiliser. Qui n’a jamais passé une vingtaine de secondes à cliquer sur une minuscule croix pour fermer une publicité invasive ?

Les administrateurs de Galtro.com l’ont bien compris et mise sur la sobriété (d’aucuns diraient l’absence d’originalité). Ce qui compte, c’est le cœur de la plateforme : beaucoup de contenu et des mises à jour quotidiennes en harmonie avec les nouvelles sorties au cinéma. L’utilisateur y trouve son compte, qu’il veuille regarder un documentaire, un spectacle ou un vieux film de son enfance, le tout en HD. Car l’interface est on ne peut plus claire, et le moteur de recherche est simple d’accès. Enfin, ce qui avantage Galtro par rapport aux concurrents, c’est très certainement le fait qu’il ne nécessite pas d’inscription avant de visionner le contenu que l’on a choisi.

La menace de la justice

Mais la loi rattrape souvent les sites de streaming illégaux et les administrateurs risquent de lourdes poursuites judiciaires. Ceux qui ne s’avouent pas vaincus usent de la technique suivante : le changement d’adresse et de nom. La justice n’a souvent pas assez de moyens pour lutter efficacement contre toutes les plateformes illégales présentes sur la toile, c’est la raison pour laquelle cette dernière préfère s’attaquer aux sites importants, ceux dont l’audience est très grande comme DPStream ou Papystreaming afin de taper plus fort.

Galtro change d’identité et devient Itzor

Galtro n’est pas le premier nom du site et il ne sera pas le dernier. Désormais, il faudra l’appeler Itzor, mais seul son nom change. Il s’agit d’une retranscription fidèle, du contenu jusque dans l’interface. Les utilisateurs ont été prévenus de cette modification via les réseaux sociaux et le bouche à oreilles, et ont ainsi pu continuer leurs visionnages en toute quiétude. Itzor reste donc un des meilleurs sites du genre, proposant les contenus anciens comme les nouveaux par milliers. Action, biopic, drame, fantastique, guerre ; le site déborde tout bonnement d’œuvres de tous bords. La vitesse de diffusion n’est pas altérée et les publicités n’ont toujours pas élu domicile sur la plateforme.

Qu’en est-il des utilisateurs au regard de la justice ?

Consommer une œuvre protégée préalablement piratée, c’est-à-dire un documentaire, un spectacle, un concert, un film ou encore une série, est strictement illégal. Mais il existe deux façons de les consommer, à savoir le téléchargement et le streaming. L’avantage du dernier, c’est qu’il s’avère moins risqué pour l’utilisateur. La raison est la suivante : il ne conserverait pas de fichiers sur son ordinateur, au contraire du téléchargement.

Ainsi, la justice préfère concentrer ses moyens à la source, à savoir les créateurs et administrateurs du site hébergeant ces contenus illégaux. Les lignes pourraient néanmoins changer d’ici quelques années, car des juristes désirent appliquer aux utilisateurs de ces sites l’article 321-1 du code pénal, concernant le recel de contrefaçon.
Comment prouver une telle chose ? De la même façon qu’un site internet parcouru laissera une trace sur le disque dur, les signes qu’un contenu illégal à été visionné est facilement identifiable. Toutefois, le chemin à parcourir pour les défenseurs des ayants droits est encore long pour réussir à pénaliser les utilisateurs.
Jeremy Martin

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